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Actualité

ADAPEI : nouvelles réactions.
Publié le vendredi 14 mars 2008 Réagissez !

Je ne peux qu’exprimer une immense colère à la lecture du progrès du 12 mars 2008 concernant l’article « l’ADAPEI de l’Ain une nouvelle fois dans la tourmente". On peut lire : "Depuis des années, le torchon brûle entre la DDASS et le directeur de l’ADAPEI » « Ah bon ? pourrait on dire ». Sur le budget annuel de l’ADAPEI » soit 73 millions d’€ » 60 millions sont versés par l’état On apprend également que le directeur émargerait à 108 000 € brut annuel et que ce salaire serait pratiquement le double que le salaire conventionné. On y apprend également que ce monsieur bénéficierait d’une voiture de fonction (de ministre) puisque évaluée à 45 000 € et que ce serait sa troisième en 6 ans. De plus, Madame la présidente nous dit que de faire partir ce monsieur engagerait des dédommagements trop importants (Faudrait il prévoir pour ce directeur un parachute doré ou quelques autres indemnités qui seraient bien sûr calculées sur ce salaire faramineux, sans doute en plus une prime de résultat puisqu’il semblerait qu’il a bien travaillé en redressant bien la situation ?)

Les personnes handicapées et leurs familles apprécieront. Faut-il rappeler qu’il y a quelques années, les personnes handicapées travaillant en CAT ont vu leur salaire considérablement diminué.

On peut donc légitimement se poser la question : Qui savait, Qui sont les responsables ? Tout le monde bien sûr : le Conseil d’administration, DDASS, Préfecture, et conseil général, bien évidemment. Mais la Ddass et la préfecture avaient bien d’autres chats à fouetter. Trop occupés qu’ils étaient à s’acharner et à liquider l’association OSER qui gérait le CHRS Le Far et l’accueil des familles en difficulté en mobil-home.

OSER soit disant mauvaise gestionnaire, alors que l’audit diligenté par cette même Ddass n’a rien trouvé à dire sur les comptes d’OSER ainsi que l’expert comptable et l’administrateur judiciaire qui n’ont pu que constater l’amputation considérable des sommes allouées par l’état nécessaires au bon fonctionnement de l’association. Bien sûr OSER ne bénéficiait pas de copinage politique et n’était sans doute pas dans le camp des associations politiquement correctes. Donc pas de quartier ! 18 licenciements. Un CHRS qui accueillait 500 personnes par an depuis trois décennies au tapis. Alors que le maintien du budget (1 million d’€ annuel ) aurait suffit. La question est de savoir où sont les mauvais gestionnaires. Pas de salaires mirobolants à OSER. Il y régnait un principe basé sur le partage et l’égalité. En effet, les salariés à fort indice reversaient une partie de leur salaire à leurs collègues qui ne bénéficiaient que d’un petit indice, directeur compris. Celui-ci émargeait à 23 000 € par an et sans voiture de fonction. La différence entre le plus gros salaire et le plus petit était d’environ 500 € mensuel. C’était l’autogestion, sans doute une des causes de l’élimination d’OSER.

De nos jours, il est courant d’entendre dire qu’il y a beaucoup trop d’argent dans le social. Faudrait-il déjà savoir s’il est bien utilisé. Alors oui, les copinages et le clientélisme sont les maux qui gangrènent le secteur social. Mais à qui la faute si ce n’est d’abord aux représentants des pouvoirs publics qui, au lieu de soutenir les associations, appliquent une politique discriminative sans contrôle sur l’utilisation des fonds alloués alors qu’eux-mêmes pratiquent le clientélisme en décidant de l’aide ou de l’élimination de telle ou telle association.

Didier MARMONT (Meillonnas) Ex salarié d’OSER au chômage


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