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La Croix et la Bannière.
Publié le vendredi 28 décembre 2007 Réagissez !

La Croix et la Bannière.

Lors de la conférence de presse de « la gauche unie »1 , Guillaume LACROIX, candidat du Parti Radical de Gauche, s’est « redit préoccupé par la disparition du CHRS. Bourg et l’agglo n’ont plus de lieu d’accueil, c’est surréaliste. On est très vigilant. » La « disparition » en question, c’est bien sûr celle du FAR.

Quel dommage que cette vigilance ne se soit pas exercée auparavant ! Notamment au cours des longs mois qui ont précédé la liquidation d’OSER. Période au cours de laquelle les adhérents, résidents et salariés OSER ont luttés bec et ongles pour sauver ce lieu d’accueil trentenaire, défendant leur outil de travail, ainsi que l’autogestion et une conception de l’accompagnement social à contre courant des modes sécuritaires, classificatoires et normatives imposées par les pouvoirs publics. Pourtant, trois mois durant, depuis le Square JOUBERT, au froid sous nos tipis, nous l’avons interpellée cette gauche, unie ou non. Nous avons sollicité son soutien sans relâche. Parce qu’il nous paraissait que les valeurs que nous défendions étaient de gauche, justement. Mais rien n’arriva. Sinon quelques lettres au Préfet s’étonnant de la longueur du conflit. De présence à nos cotés devant les grilles de la Préfecture, de soutien clairement affiché, militant, de celui qui mouille la chemise, point. Aucune prise de position de la minorité du Conseil municipal, dont l’élu, Guillaume LACROIX, n’a exprimé que de vagues déclarations de principes sur « l’importance d’avoir un CHRS ouvert 24h/24h.2 » Alors ça veut dire quoi, rester vigilant ? Le FAR est définitivement fermé. Sa réouverture ne dépend d’ailleurs pas de la volonté des élus locaux.

Faussement naïf, Guillaume s’inquiète également des personnes et familles qui viendront rendre visite aux détenus de la nouvelle prison. « Rien n’est prévu pour accompagner ce nouveau public »explique-t-il. Passons sur la stigmatisation qui voudrait que les familles des détenus doivent obligatoirement être accompagnées. Passons sur le fait que, dans l’esprit de notre radical, il ne peut s’agir que de « femmes ». Mais que les Bressans se rassurent ! Pour « s’occuper des familles », et « interpeller l’Etat et les associations compétentes », tout est en place. Et notre Guillaume le sait. DUPRE et ses compères (confrères ?) cogitent depuis longtemps sur ce thème au sein de l’ADSEA, dont le preux LACROIX est un membre éminent du Conseil d’Administration. Les projets sont dans les cartons et auront certainement la bénédiction des services de la DDASS. De même que pour la réouverture du 5bis rue des Crêts, local sur lequel lorgnent les charognards de tous poils. Et pour cette vigilance là, nous pouvons faire confiance à Guillaume LACROIX.  [1]  [2]


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