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Actualité

A qui profite le crime ?
Publié le jeudi 1er novembre 2007

A qui profite le crime ?

Fermé officiellement par décision du Préfet depuis le 22 octobre, le FAR continuait à abriter des personnes en attente de relogement par le 115.

Puisque rien n’avait été prévu par les services de la DDASS, malgré les promesses de SOUBELET, ni même par le propriétaire des bâtiments Bourg Habitat pour rendre effective la fermeture des locaux, l’établissement s’est peu à peu transformé en squat. Une tentative d’incendie est venue opportunément clore les trente années d’existence de ce CHRS dont la première pierre avait été posée par l’Abbé du même nom.

L’incendie qui s’est déclaré dans l’un des deux réfectoires à été, selon la formule consacrée, rapidement maîtrisé par les sapeurs-pompiers. D’après le journaliste du « Progrès », « des squatters pourraient être à l’origine de l’incendie, deux personnes ayant été vues (par qui ?) en train de s’enfuir.(où ça ?) »

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Ce n’est pas vraiment du journalisme d’investigation, mais il ne faut pas trop en demander une veille de Toussaint. Ce fait divers, cette « péripétie » aurait dit le Directeur de la DDASS, vient à point nommé pour mettre un terme définitif au bras de fer qui oppose les services de l’Etat à feu l’association OSER. Profitant de l’incendie, de l’incident, la Préfecture a immédiatement plongé dans le noir le F.A.R., ainsi que les mobiles home et le T3 qui abritent les familles avec enfants. Des policiers interdisent désormais l’accès au Foyer dont les portes des chambres encore occupées ont été enfoncées pour « vérifier l’absence de victimes. »

Les familles des mobiles homes sont évacuées vers des hôtels en attendant mieux. Quand ? Personne ne sait.

Joli coup à la veille de la trêve hivernale qui aurait rendu inexpulsables les résidents de la rue des Crêts. Quelques anciens salariés, alertés par les familles se sont rendus sur place pour constater, la mort dans l’âme, le terrible gâchis.

Que de beau monde sur place ! Le Directeur de Bourg Habitat LUEZ flanqué de l’ineffable Madame BODARD, adjointe de la Mairie aux affaires sociales, tête de pont de la droite réactionnaire (pléonasme !) au sein du Conseil d’Administration d’OSER , et qui rêve depuis des années d’expulser les pauvres de « sa » commune. Et aussi GAUCI, le DirCab du Préfet (tiens, il est où, celui là ?) puni une veille de jour férié et obligé de se coltiner le sale boulot. Mais après tout, c’est pour ça qu’on le paye...

Et bien sûr, la bande à l’ADSEA, DUPRE en tête qui, avec son cynisme coquet, demande aux familles expulsées de leur logement, de « positiver ». Avec Alain BOUCHON, très professionnel, blafard même en pleine nuit, évitant notre regard, trimballant les maigres effets des pauvres gens. Dis, t’as pas honte, camarade ? Nous, on a honte pour toi.

Le Commissaire de police, présent sur les lieux, un brin soupçonneux, nous a questionnés : « Comment se fait-il qu’un incendie se soit déclaré aujourd’hui ? » Excellente question, en effet. En 30 ans, nous n’avons connu aucune dégradation de ce type. Mais en trente ans, le foyer n’a jamais été déserté une seule minute. Même pendant la grève de l’hiver dernier, n’en déplaise à Raminagrobis, le FAR a été veillé jour et nuit par le personnel en lutte. Ce n’est cependant pas la réponse qu’attend notre enquêteur. Il veut bien sûr, savoir qui a poussé le feu.

Nous ne dirons pas que cet incendie a été allumé volontairement par ceux qui avaient intérêt à régler le problème au plus vite, avant répétons le, la période hivernale qui ouvrait la possibilité aux résidents de se maintenir dans les lieux. Nous ne dirons pas que les incendiaires aperçus s’enfuyant ont été envoyés. Ni par qui. Nous ne le dirons pas, parce que ce n’est pas bien d’accuser sans preuve.

Mais on a le droit de penser que tous ces honnêtes gens nous ont habitués aux coups tordus. Alors, un de plus...

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Vandales !

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