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Le bal des faux culs.
Publié le vendredi 26 octobre 2007

Le bal des faux culs.

L’impensable est donc arrivé. Le 22 octobre, le liquidateur d’OSER, Maître DESPRAT, recevait l’arrêté de fermeture du CHRS le FAR.

En possession de ce document dès le 22, ce dernier ne nous a informé que le 24, c’est-à-dire après l’entretien préalable précédant le licenciement des 18 salariés de l’association.

Au cours de cet entretien, qui s’est tenu le 23, il nous a affirmé attendre la réponse du Ministère du Travail quant à l’application de l’article L-122 du code du travail qui prévoit le transfert des contrats en cas de reprise de l’activité. Or il sait pertinemment que le transfert éventuel doit intervenir avant ou en même temps que le retrait d’autorisation dont bénéficiait OSER. Et qu’en conséquence il est maintenant impossible de faire appliquer l’article du code du travail, quelle que soit la réponse du Ministère.

Maître DESPRAT pense comme tout le monde que le Préfet l’a trompé en lui assurant, quelques jours avant la liquidation, qu’il avait une solution « clé en main » pour la continuation de l’activité. Il aurait mieux fait de nous écouter et de ne pas croire ce gros malin de Préfet et ses deux acolytes de la DDASS.

Il a de plus un autre problème sur les bras. Dans un article du « Progrès » en date du 26, CHARBIT explique qu’ « il ne faut pas confondre le CHRS qui n’est plus autorisé et le maintien dans les lieux des personnes sous la responsabilité du liquidateur » Bien joué. Maître DESPRAT est maintenant responsable des occupants du FAR, résidents et salariés.

Il n’y aura donc pas de reprise. Les résidents du F.A.R. seront relogés. La plupart d’entre eux se retrouveront dans des « palaces », à la grande joie des hôteliers qui bénéficieront de la manne étatique. BOUCHON a déjà reçu une rallonge de 300 000€ pour faire fonctionner sa ligne téléphonique de luxe du 115. Petit problème, les repas sont difficiles à confectionner en hôtel ! Quant au suivi social, à l’accompagnement, tout le monde s’en fout. Bourg en Bresse va être géré à l’image des grandes villes et les RMIstes, les salariés précaires, les éclopés de la vie, n’auront qu’à la fermer. C’est sans doute ce que CHARBIT appelle « un fonctionnement normal, à l’image des autres départements ».

Les dix-huit salariés vont bénéficier de leurs mois de préavis, d’indemnités de licenciements. Ils vont percevoir les congés payés qu’ils n’ont pu prendre. Les heures supplémentaires effectuées et traditionnellement récupérées, en temps libre, dans l’établissement, vont être réglées et majorées. Le tout au frais des caisses de protection sociale, alimentées par les salaires. Le tout est estimé à plus de 500 000€.

Nous ne lâcherons pas l’affaire. Nous continuerons à dénoncer ce double scandale et utiliserons tous les recours juridiques pour comme le dit Remo GARY,

« Aux voleurs leur voler nos sous

Mettre pour choper ces grigous

Du gros sel sur leur queue de pan. »

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Arrêté de fermeture
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