Abonnez-vous - Rechercher sur le site :

Actualité

Réactions d’OSER après l’interview du Préfet de l’Ain
Publié le jeudi 19 janvier 2006 Réagissez !

Il a d’abord qualifié les adhérent d’OSER de « surdoués de la communication » avant de tenter laborieusement d’expliquer les raisons de la mise à l’index de l’association.

Rien de nouveau de ce point de vue : les employés sont coupables de s’être mis en grève en décembre 2004 (12 heures) et en mars 2005 (deux jours). Monsieur le Préfet semble avoir quelques difficultés pour concéder ce droit constitutionnel au personnel d’OSER. Car contrairement à ses allégations les droits et obligations de ces derniers relèvent du code du travail et non de la fonction publique.

En conséquence les salariés ne sont pas tenus de déposer un préavis. Ces deux mouvements étaient d’ailleurs pleinement justifiés compte tenu du blocage et de l’ostracisme entretenus par les services de l’Etat, DDASS et Préfecture, à notre encontre : abandon de toute procédure de négociation, absence de réponse aux courriers, et même refus de tout contact téléphonique avec le Président et les responsables.

En clair, le Préfet a fait preuve d’incapacité dans la mise en œuvre d’un « partenariat loyal et fiable. » Mais là où l’argument ne tient vraiment pas, c’est que la Préfecture à continué à confier la gestion du 115 à l’association, en signant pas moins de 4 avenants entre janvier et novembre 2005. Nous avons du attendre le 27 octobre, quatre jours avant la fin de la dernière convention, pour connaître les intentions des pouvoirs publics à notre égard. La ligne téléphonique ne nous a été retirée que le 7 novembre. Depuis cette date, et à deux reprises, la DDASS nous a sollicité pour assurer la gestion du dispositif pendant une semaine.

Si comme le soutien le Préfet, tout partenariat avec OSER est impossible, pourquoi avoir tardé presque un an pour lui retirer cette mission ? Et pourquoi fin octobre au moment de la mise en place du « plan froid » ? Enfin pourquoi l’avoir de nouveau sollicitée pour assurer la « transition » ? Autant de questions dont la réponse aurait pu intéressé les auditeurs des radios locales. Après presque trois mois d’une invraisemblable succession de maladresses et d’actions incohérentes, le Préfet persiste et signe : tout va bien. Mais contrairement à cette affirmation la gestion du 115, le numéro d’urgence pour les personnes sans abris, ne se « poursuit pas dans la règle et de manière parfaitement efficace ». (« Le Progrès du 22/12)

Tout d’abord parce que entre 8h et 14h, les usagers ont pour toute réponse un message leur indiquant le N° du SAMU en cas urgence médicale. Ce qui occasionne un surplus de travail ainsi que des tensions inutiles avec les usagers comme avec les structures chargées de les orienter. Ensuite parce que le nombre des associations sollicitées à tour de rôle pour gérer le dispositif se réduit comme peau de chagrin et que ces dernières ne disposent pas des moyens d’assurer la mission qui leur est dévolue. N’ayant jamais postulé à la gestion du 115, elles sont soumises aux multiples pressions exercées par les services de l’Etat pour qu’elles acceptent cette responsabilité. Enfin, le budget consacré aux nuits d’hôtel pour la période d’octobre 2005 à avril 2006 a doublé.

Pour une raison simple à comprendre : 90% des appels proviennent de Bourg en Bresse. Quand l’appel est géré à l’autre bout du département par une association qui n’a pas les moyens d’assurer l’accueil, les structures d’hébergement collectif sont délaissées au détriment d’une simple mise à l’abri hôtelière, laquelle ne permet pas de surcroît d’entamer un réel travail d’orientation ou de recouvrement des droits.

Le lundi 16 janvier à 9h45, les responsables d’OSER ont, conformément au code des marchés publics, déposé deux enveloppes contenant les propositions de l’association pour la gestion du 115. Nous ne savons pas, à l’heure ou nous écrivons ces lignes, si d’autres candidats se sont déclarés. Nous attendons avec confiance et sérénité la décision de Monsieur le Préfet de l’Ain qui déclare ne pratiquer aucun ostracisme vis-à-vis de l’association.



L’interview du Préfet
(145.4 ko)


Le Progrès - 30 janvier 2006
(219 ko)

remonter

réalisation aglca