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Actualité

"The last stand"
Publié le vendredi 12 octobre 2007

Blocage du trafic rue du Palais le matin,occupation de square face à la préfecture en soirée, hier à Bourg,les militants de l’association Oser laissaient entrevoir que la mort de leur structure ne serait ni fulgurante ni silencieuse. « On va se battre pour rien, pour protester, parce que c’est un scandale » assurait hier Luc Bailly, l’un des responsables d’Oser qui gère le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale Le Far, rue des Crêts à Bourg. La liquidation judiciaire attend certainement l’association. La chambre civile du tribunal de grande instance de Bourg rend sa décision ce matin à 11 heures. Si « on ne préjuge pas d’une décision du tribunal » d’après l’administrateur, difficile d’imaginer une autre issue. La liquidation a été demandée tant par le procureur que par l’administrateur : onze mille euros mensuels ne permettant plus de payer les salaires et de faire fonctionner les soixante-deux places du CHRS. En redressement judiciaire, Oser tente depuis neuf mois de trouver des financements et des perspectives auprès de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, l’autorité de tutelle qui finance le CHRS et auprès du préfet de l’Ain. Aucune intercession salvatrice n’a été prise, aucun crédit de sauvetage accorde par la tutelle, braquée par des mois de conflit et contentieux.

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Quelle trésorerie et quelles perspectives ? Rien

Hier pour la dernière audience, les défenseurs d’Oser ont contesté les dernières décisions des services d Etat de réduire la dotation annuelle. Invité par le tribunal al audience, ni le préfet ni son représentant ne sont d’ailleurs venus. Mais pour le procureur, il n’était plus question de s’attarder sur des créances litigieuses de l’État. Le procureur s’est attaché aux questions de base : quelle trésorerie et quelles perspectives ? Rien. Scénario probable ? Oser en liquidation, licenciement des dix-huit salariés, administration provisoire avant la reprise de l’activité du CHRS et d’une partie du personnel peut-être par d’autres structures - sur le même site ou par éclatement des places sur d’autres lieux. Impossible qu’un CHRS ouvert 24 / 24 heures s’arrête - à quelques semaines du plan froid ! - impossible qu’en chiffres, les capacités d’accueil des plus précaires diminuent dans l’Ain. Quant à savoir avec quels crédits, quel mode de fonctionnement, quels gestionnaires, ce sera désormais la seule affaire du préfet et de la Dasss.


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