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Actualité

ROUGE.
Publié le mardi 13 mars 2007

OSER le faire !

Depuis plus de deux mois, les salariés, les adhérents et résidents d’OSER occupent le square en face à la Préfecture de l’Ain, à Bourg en Bresse. Mise en redressement judiciaire suite à une baisse radicale de ses budgets de fonctionnement, elle risque tout simplement d’être liquidée dans les prochains mois. Face au blocage des pouvoirs publics, qui se refusent à toute négociation, une délégation d’une quinzaine de personne s’est invitée mercredi dernier au Ministère de la Cohésion Sociale. Elle entendait participer au Comité de suivi pour l’application des mesures dites VAUTRIN, suite à l’action des « Enfants de Don Quichotte ». Les crédits supplémentaires octroyés dans ce cadre doivent permettre de renforcer les missions confiées aux associations qui s’efforcent tant bien que mal d’aider toutes les personnes qu’un système féroce rejette aux marges de la société. Et OSER entend bien en bénéficier, afin de pouvoir survivre financièrement et continuer son boulot. Mais dès midi, un dispositif policier se mettait en place afin de nous interdire l’accès du bâtiment. Une tentative de médiation de la part d’Augustin LEGRAND, porte parole des « Enfants de Don Quichotte » s’est terminée par son interpellation musclée : bousculade, mise à terre, menottes et séjour de dix minute en camion grillagé. Pendant ce temps, les salariés et soutiens d’OSER, renforcés par le Président du DAL, Jean-Baptiste EYRAUD, entonnaient leurs slogans. Après une période de chahut et de confusion sous l’œil incrédule des médias arrivés rapidement, les pouvoirs publics prirent enfin conscience de la démesure et du ridicule de la situation. Une délégation de cinq personnes accompagnées de Jean-Baptiste EYRAUD était finalement reçue par Monsieur LEDIVENAH, Directeur du Cabinet VAUTRIN. Si aucun engagement n’a été pris, cette action aura permis de renouer le dialogue. Les pouvoirs publics ont réaffirmé leur souci d’éviter la liquidation d’une association dont le travail de qualité est reconnu par tous. Pourquoi ne pas les croire ? Sur place, le campement continue et une nouvelle manifestation est appelée le vendredi 16 mars.

Correspondant.


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